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Carrières de Paris

Arrêté préfectoral du 2 novembre 1955

Art.1. Il est interdit à toute personne non munie d'une autorisation émanant de l'Inspection Générale des Carrières d'ouvrir les portes et trappes d'accès aux escaliers et puits à échelons ou autres des anciennes carrières, de descendre dans ces ouvrages, de pénétrer et de circuler dans les vides des anciennes carrières s'étendant sous l'emprise des voies publiques de la Ville de Paris.

Art.2. Les contraventions au présent arrêté seront constatées par procès verbaux des commissaires de police et autres officiers de police judiciaire et des agents de l'Inspection Générale des Carrières ayant qualité pour verbaliser. Elles seront déférées aux tribunaux compétents.

Art.3. Le directeur de la police municipale et l'Ingénieur Général des Mines, Inspecteur Général des Carrières de la Seine sont chargés de l'exécution du présent arrêté qui sera inséré au recueil des actes administratifs et affiché dans Paris.

Fait à Paris, le 2 novembre 1955, Le Préfet de Police Dubois




J'ai connu les catas en 2006.
J'ai découvert ce milieu dans le 14ème arrondissement qui est le plus grand réseau de galleries souterraines de la région. A peu près 300 km de couloirs parcourent ce quartier, ces nombreux vides étant le vestige de l'exploitation de la pierre au XIIème siècle.
A cette époque, les carrières à ciel ouvert ont laissé place aux exploitations souterraines, afin de préserver l'espace aérien pour parer au besoin de terres cultivables. Après que les édifices soient achevés, plusieurs générations se sont succédées, et la présence de ces vides disparut des mémoires ; jusqu'au jour où un effondrement ensevelit un quartier entier.
Le roi Louix XVI créa alors en 1777, la brigade de l'Inspection Des Carrières, chargée de dresser les plans du sous-sol, et de surveiller l'état général du réseau, afin de parer aux catastrophes.

Beaucoup confondent carrières et catacombes. Ce terme ne sera attribué que neuf ans plus tard...
En effet, plusieurs cimetières paroissiens qui ne cessaient d'entasser les corps devenaient causes d'épidémies. Après deux siècles de réflexion ( medecins de la faculté de Paris, l'Académie Royale des sciences ), les préfets de police Lenoir et Thiroux de Crosne chargent M. Charles Axel Guillaumot, l'inspecteur général des carrières, de consolider et aménager les carrières de la Tombe-Issoire, afin d'accueillir les ossement et vider ces cimetières.
Ainsi, la capitale pourra continuer son expansion et se doter d'une hygiène de vie meilleure. De 1786 à 1814 les sanctuaires accolés aux églises furent vidés et plus de 6 millions de corps furent exhumés et transférés. Les ossuaires sont actuellement visitables, avenue Denfert-Rocheraux.

Ceux-ci n'étaient pas aux programme de nos visites clandestines.

S'en est suivie une descente en dessous du parc de vincenne, mais, déception, le beton a collmaté toutes les curiosités...

Armé d'un éclairage très vétuste ainsi que d'un téléphone portable ericsson V800, j'ai tenté d'apporter quelques souvenirs que je vous fait partager de la Normandie...

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